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Messe à la grotte à Erchin 15 août 2011

Plein de la lumière de Marie, le 15 août 2011 a remis de l'enthousiasme au coeur de nombreux fidèles.
 
La messe à la grotte, dans son cadre idyllique, fut un grand moment de prières à travers ses chants, ses lectures, son recueillement très perceptible et son évocation de tous les problèmes de notre vie quotidienne et du monde.
Le soir, la traditionnelle procession aux flambeaux  a rassemblé un nombre  de plus en plus grands de participants. Un MERCI tout particulier à Victorine, doyenne du village, qui avait tenu à être présente au pied de la chapelle ND de Victoires et qui nous a fait part de sa totale confiance en Dieu et en Marie.
 
A l'année prochaine pour le 60ème  anniversaire de la construction de la grotte .
 
Pour les personnes qui souhaiteraient continuer à prier et à méditer en union avec les pèlerins de Lourdes est joint le texte de l'homélie du 15 août
 
J Venel

 

 

 

 

Homélie de l’abbé Robert Meignotte le 15 août 2011

 

A la suite de cette page d’évangile que nous venons d’entendre, et à l’occasion de cette fête de l’Assomption, je vous propose, tout au long de cette homélie, de contempler la Mère de Jésus. Et ce n’est pas ternir la gloire de la Vierge Marie, que de commencer par dire qu’elle a été comme nous. C’est même plutôt le contraire : nous la grandissons en la situant au même point de départ que nous.

Car OUI, elle a été comme nous.

Comme nous, elle a connu le travail de tous les jours et les soucis du pain quotidien et les soucis du lendemain.

Comme beaucoup de parents, surtout aujourd’hui, elle s’est interrogée sur l’avenir de son fils. Elle ne comprenait pas bien ce qu’il voulait faire, car la lumière sur sa mission ne s’est pas faite d’un coup.

Comme un certain nombre de femmes, elle a connu la solitude quand elle a vu mourir Joseph et qu’elle s’est retrouvée seule pour porter une mission aussi lourde et difficile.

Comme les hommes et les femmes de son temps et de tous les temps, elle a  aspiré à un monde où il y aurait plus de justice et plus de paix et elle a beaucoup souffert de tous les déchirements.

Mais toutes ces interrogations, ces inquiétudes, ces souffrances, elle les a toujours  portées dans la Foi et la Confiance. Elle a toujours reçu  les paroles de Dieu, les promesses de Dieu, comme des promesses de Vie. Elle en a fait sa nourriture et sa raison de vivre.

Eh bien voyez-vous, elle qui a été comme nous, elle invite aujourd’hui à l’émerveillement et à la contemplation. Et j’allais dire que la beauté de la femme nous allons contempler est une beauté unique. Marie est belle parce que sa beauté nous révèle les merveilles de Dieu, accomplies en elle.

Nous pouvons dire que la beauté de Marie  est faite de discrétion. Elle a toujours voulu être seconde, jamais la première. Elle a toujours voulu seconder Dieu, être servante du Seigneur. C’est ainsi qu’elle est entrée dans le sillage de Dieu et c’est cela qui l’a conduite à la première place auprès de celui qui élève les humbles.

 

La beauté de Marie est faite de gratuité. Elle est celle qui a cru et qu’est ce  que croire sinon un geste, un acte, gratuits ? Elle a fait confiance à celui qui avait mis en elle toute sa confiance et toute sa complaisance. Et c’est pour cette raison qu’elle a été bénie de Dieu.

 

La beauté de Marie vient encore de ce qu’elle est étonnamment visionnaire. Elle n’a pas besoin de voir avec ses yeux de chair pour rencontrer Dieu, pour avoir le sens de Dieu, la vision de Dieu. Cette vision de Dieu ne l’abandonne jamais, ni sur les chemins qui la conduisent chez sa cousine Elisabeth, ni dans les humbles tâches de mère au foyer, ni sur les chemins douloureux qui la conduisent au calvaire.

Comme tous les juifs de son temps, elle a attendu  un messie glorieux et libérateur. Or, l’enfant  fut déroutant, son histoire fut une aventure et une tragédie. Et devant ce » fils écartelé, elle a cru encore. Sa foi, c’est sa tendresse et sa douleur, et c’est en cela qu’elle mérite notre admiration.

La beauté de Marie, c’est enfin son éternelle jeunesse, car, aujourd’hui comme hier, elle ne se fatigue pas d’enfanter Dieu parmi les hommes. Elle ne connaît pas le vieillissement qui ne permet plus aux femmes d’enfanter. Elle a un cœur étonnamment jeune, capable d’aimer à l’infini. Oui Marie est une femme qui ne vieillit pas, elle est sans tâche, ni ride, elle est  toujours vivante auprès de Dieu.

Mère du plus grand amour et du plus grand service, Marie nous invite à devenir tous serviteurs, mais des serviteurs entreprenant et audacieux, des serviteurs courageux et persévérants, des serviteurs dont beaucoup, enfants, jeunes, hommes et femmes, ont besoin de nos jours pour se sentir aimés de Dieu.

 

Article publié par GUY DRUART • Publié Mardi 16 août 2011 • 2886 visites

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